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Chômage : les chiffres de janvier 2015

La DARES a publié ce 25 février un certain nombre d’indicateurs concernant les demandeurs d’emploi et les offres collectées par Pole emploi en janvier 2015.

Il en ressort que le mois de janvier est marqué par une baisse de 0,5 % du nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A qui s’établit à 3,48 millions en France métropolitaine fin janvier 2015.

Mais sur l’ensemble de l’année, le nombre de chômeurs de catégorie A (sans emploi tenu de faire des actes positifs de recherche d’emploi) a augmenté de 4,8 %.

Concernant les catégories B et C (demandeurs d’emploi exerçant une activité réduite courte ou longue), leur nombre atteint 1,75 million fin janvier.

Le nombre total de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégories A B et C est de 5,232 millions en France métropolitaine ce qui représente une augmentation de 0,3 % au mois de janvier et de 6,2 % sur l’année.

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DARES Analyses : ralentissement du taux d’activité pour les 55-64 ans en 2013

Il ressort d’une récente étude de la Dares (DARES Analyses n° 012, février 2015) que le taux d’activité des 55-64 ans n’a progressé que de 0.2 points en 2013.

Seulement 50 % des personnes âgées de 55 à 64 ans sont actives (au sens du Bureau international du travail BIT).

Parmi les 55-59 ans, le taux d’activité est plus élevé puisqu’il atteint 73 % mais chute à 24.7 % pour les 60-64 ans et à 5.7 % pour les 60-64 ans.

Selon l’étude, le taux d’activité et d’emploi de l’ensemble des personnes de 55 à 64 ans sont en France inférieurs d’environs 5 points aux taux moyens de l’Union européenne. Pour la tranche d’âge 60-64 ans, le taux d’activité en France est inférieur de 12 points à celui de l’Union européenne.

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Etude Apec : quelles perspectives pour l’emploi des cadres en 2015 ?

Dans sa dernière étude (Perspectives de l’emploi cadre 2015), l’Apec nous livre ses prévisions pour le recrutement des cadres en 2015.

Jean-Marie Marx, Directeur Général de l’Apec déclare que sur les 11.000 entreprises que nous avons interrogées, le nombre d’embauche de cadres en 2015 devrait s’élever à 174.000, soit une hausse de 3 % par rapport à 2014 (contre + 4 % entre 2013 et 2014).

La fourchette d’embauches prévues par les entreprises oscille entre 162.000 (-4 %) et 186.000 (+10%).

Toujours selon Jean-Marie Marx, le marché de l’emploi cadre hexagonal devrait être un marché à plusieurs vitesses, avec des secteurs bien orientés, profitant d’une certaine dynamique et prévoyant des recrutements en progression […]. A l’opposé, d’autres secteurs verraient les recrutements se stabiliser voire diminuer.

Certains secteurs sont particulièrement porteurs. Ainsi dans les services, les activités informatiques et télécommunications, les activités juridiques, comptables et de conseil en gestion des entreprises et la banque et assurance les recrutements seront en hausse.

Dans l’industrie, ce sont les secteurs industriels bien orientés qui tirent leur épingle du jeu : la mécanique et la métallurgie, les équipements électriques et électroniques, l’aéronautique.

Deux domaines semblent servir de « locomotive » en réunissant 36 % de l’ensemble des embauches de cadres : l’informatique et les études recherches et développement. Le nombre de cadre dans les fonctions achat, qualité et logistique devrait également augmenter de manière importante durant l’année 2015.

Parmi le public cadre, les jeunes cadres seraient les plus courtisés par les recruteurs.

En effet, les cadres ayant moins de 10 ans d’expérience représenteraient 56 % des intentions de recrutement en 2015. Même les cadres de moins d’1 an d’expérience devraient bénéficier de ce mouvement puisqu’ils devraient être entre 33.500 et 39.100 à être embauchés.

En revanche les intentions de recrutement à l’égard des cadres expérimentés (plus de 20 ans d’expérience) resteraient faible (5% seulement des embauches).

Enfin, sur le plan géographique, 3 régions paraissent bien orientées pour l’année 2015 : la région PACAC (Provence-Alpes-Côtes d’Azur-Corse), les Pyrénées et l’Aquitaine.

Perspectives à l’horizon 2017 : selon le modèle économétrique établi par l’Apec, le nombre de recrutements de cadres continuerait à croître en 2016 et 2017, même avec une croissance économique modérée. A défaut d’une « franche reprise », les deux prochaines années pourraient être marquées par une « embellie économique ».

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Lutte contre le chômage de longue durée

Le ministre du Travail, François Rebsamen a présenté dernièrement son plan de lutte contre le chômage de longue durée : « Prévenir, aider, accompagner : nouvelles solutions face au chômage de longue durée ».

Pour la CFTCCadres, il était urgent de traiter la question des chômeurs de longue durée qui sont aujourd’hui 1,1 million (chômeur de longue durée au sens du Bureau International du Travail). Ils représentent en effet 4 demandeurs d’emploi sur 10.

 

Pour combattre ce phénomène, le ministre du Travail a présenté un plan comportant 20 mesures ayant un objectif simple : rapprocher du marché du travail ceux qui en sont éloignés.

Parmi les mesures phares, le plan prévoit la mise en place d’un droit réel à une formation qualifiante gratuite pour les demandeurs d’emplois, mobilisable par chacun grâce au CPF (compte personnel de formation).

Deux types de contrats de professionnalisation voient également le jour : le contrat de professionnalisation « nouvelle carrière » ciblera les demandeurs d’emploi ayant une longue expérience professionnelle mais nécessitant une actualisation. Le contrat de professionnalisation « nouvelle chance » qui pourrait être porté à 24 mois, s’adressera lui aux demandeurs d’emploi de longue durée peu ou pas qualifiés et très éloignés de l’emploi.

 Un autre outil sera mis en place en 2015 : la période de mise en situation en milieu professionnel (PMSMP) dont l’objet est de permettre au demandeur d’emploi de tester sa capacité à s’adapter à un milieu professionnel, occuper un poste et en maîtriser les compétences.

D’autres mesures ont été annoncées par le ministre du Travail telles que le « suivi dans l’emploi » pour accompagner l’employeur et le nouveau salarié sorti d’un chômage de longue durée, le renforcement de la qualité du diagnostic après l’inscription à Pôle emploi, le doublement du nombre de demandeurs d’emploi bénéficiant d’un accompagnement intensif ; l’optimisation du système de réservation des formations afin qu’il n’y ait plus une seule place libre lors des formations organisées par Pôle emploi.

Enfin, le plan élaboré par le ministre du Travail adopte une approche globale en agissant également sur des causes périphériques qui facilitent le retour à l’emploi et permettent aux chômeurs de longue durée de « surmonter les obstacles de la vie » (logement, crèche, transport…)

La CFTC Cadres, accueille favorablement ce plan. Les mesures annoncées vont dans le bon sens. Cependant il faudra rester vigilant car deux plans, déjà adoptés en 2010 puis en 2012 concernant les chômeurs de longue durée, n’avaient pas permis d’améliorer leur situation.

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Etude Apec : les métiers en émergence au travers des offres Apec

L’APEC, à travers son Observatoire du marché de l’emploi cadre, nous fournit de nombreuses études concernant les cadres. Dans son étude n° 2015-02 de janvier dernier, elle aborde les métiers en émergence au travers des offres d’emploi APEC.

 Vous pouvez consulter l’intégralité de l’étude APEC Les métiers en émergence au travers des offres d’emploi Apec ici.

 L’étude met l’accent sur la transformation digitale et numérique qui impacte et impactera encore plus à l’avenir l’organisation interne de toute entreprise. L’objectif est de mettre en lumière les métiers les plus porteurs parmi les métiers en émergence.

 L’APEC dresse ainsi un inventaire non exhaustif des métiers et des activités émergents sur le marché de l’emploi cadres, ce qui intéressera donc les adhérents de la CFTC Cadres mais aussi tous ceux qui souhaitent se tenir informer de l’évolution de l’emploi des cadres. L’étude repose sur le volume des offres d’emploi publiées par l’APEC de 2010 au premier semestre 2014.

 Parmi les métiers émergents, l’APEC identifie plusieurs catégories.

D’une part les métiers en développement, apparus en réponse au besoin d’adaptation des entreprises à un environnement en constante évolution technologique ou réglementaire. Ces métiers sont aujourd’hui arrivés à « maturité » et le volume d’offres d’emploi est significatif.

D’autre part les métiers dits en transformation. Il s’agit d’emplois traditionnels ayant évolués avec les nouvelles technologies, se recomposant et nécessitant des compétences nouvelles. Leur volume d’offre d’emploi est assez limité.

 Enfin, des métiers de niche qui correspondent à une activité ou une compétence très spécialisée, spécifique à un secteur d’activité. Le volume d’offre d’emploi est ici assez faible mais cela s’explique par le fait que l’APEC n’est pas toujours le premier vecteur de diffusion de ces offres d’emplois. En effet, de nombreuses offres ne sont pas publicisées ou passent par des canaux de diffusion spécifiques.

 

Résultats de l’étude :

Les métiers en développement dans la fonction commercial / marketing :

  • E-catégory manager
  • Webmarketer
  • Responsable de la plateforme téléphonique
  • Responsable de la stratégie mobile
  • Responsable e-commerce

Les métiers en développement dans la communication et la création :

  • Webdesigner
  • Digital planner
  • Chargé de communication on line
  • Community manager
  • Consultant e-réputation

Les métiers en développement dans la fonction études, recherche et développement :

  • Ingénieur d’études en efficacité énergétique
  • Géomaticien
  • Ingénieur en biotechnologies

Les métiers en développement dans la fonction de gestion, finance et administration :

  • Analyste KYC (Know your customer)
  • Contrôleur de gestion sociale
  • Gestionnaire en comptabilité analytique
  • Responsable d’un centre de services partagés

Les métiers en développement dans l’informatique et internet :

  • Ingénieur cloud et virtualisation
  • Traffic manager
  • Développeur web
  • Data miner / data scientist
  • Responsable sécurité et risque des systèmes d’information (RSSI)

Les métiers en développement dans la production industrielle :

  • Responsable qualité hygiène, sécurité, environnement (QHSE)
  • Responsable lean manufacturing

Les métiers en développement dans les ressources humaines :

  • Responsable SIRH
  • Consultant en risques psycho sociaux

Les métiers en développement dans la santé, le social et la culture :

  • Médecin coordonnateur

Les métiers en développement dans les services techniques :

  • Responsable management des risques
  • Reponsable supply chain
  • Responsable contrôle et assurance qualité
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Contrat de Sécurisation Professionnel : la nouvelle convention applicable

La nouvelle convention relative au CSP (contrat de sécurisation professionnel), conclue le 26 janvier par l’ensemble des partenaires sociaux est entrée en vigueur le 1er février 2015.

Le CSP permet un accompagnement renforcé des salariés d’entreprises de moins de 1.000 salariés ayant subi un licenciement économique. Ce dispositif a pour but d’accélérer leur retour à l’emploi grâce notamment à un accompagnement personnalisé et renforcé, un droit d’accès à la formation, une indemnisation et des mesures d’incitation à la reprise d’emploi.

 

La convention relative au CSP s’aligne sur la procédure de licenciement économique issue de la loi de sécurisation de l’emploi de juin 2013. Ainsi, le salarié reçoit un document d’information relatif au CSP dès le lendemain de la notification de la décision administrative concernant le PSE et une nouvelle procédure permet un démarrage plus rapide de l’accompagnement et de l’indemnisation.

Les modalités d’indemnisation sont modifiées. Ainsi, l’ASP (allocation de sécurisation professionnelle) passera de 80% à 75% du salaire de référence, sans pouvoir être inférieur à l’ARE (allocation d’aide au retour à l’emploi) à laquelle le salarié pourrait prétendre. De plus, le salarié devra justifier de 2 ans d’ancienneté pour en bénéficier, à défaut il relèvera d’une convention qui doit être conclue entre l’Etat et l’Unedic.

L’accompagnement des bénéficiaires a été personnalisé et renforcé, notamment en organisant leur suivi par un référent spécifique et par la formalisation d’un plan de sécurisation professionnelle.

Plusieurs mesures incitent à la reprise d’emploi. C’est le cas par exemple de la prime au reclassement versée aux bénéficiaires qui retrouvent un emploi durable (au moins 6 mois) avant la fin du 10ème moi de CSP (50% des droits restants à l’ASP).

C’est le cas également de l’indemnité différentielle de reclassement qui compense la reprise d’un emploi moins rémunéré que l’emploi précédant avant la fin du CSP.

Le bénéficiaire du CSP voit aussi son accès à la formation professionnelle continue renforcée en étant éligible au compte personnel de formation (CPF).

Un mécanisme de « CSP glissant » permettant d’augmenter la durée du CSP au prorata des reprises d’emploi intervenant après la fin du 6ème mois de CSP, et dans la limite de 3 mois supplémentaires.

Enfin, à compter du 1er mars 2015, les bénéficiaires du CSP pourront effectuer des périodes de travail rémunérées de 3 jours minimum (contre 15 jours actuellement) et jusqu’à 6 mois au total.

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Etude DARES : plus d’un tiers des CDI sont rompus avant un an

Selon une récente étude de la DARES (que vous pouvez consulter ici), plus d’un tiers des CDI nouvellement signés sont rompus avant un an.

L’étude s’appuie sur des chiffres de 2012 qui montrent que plus du tiers des CDI rompus en 2012 ont duré moins d’un an ; la moitié a duré moins de deux ans et près de 60 % moins de 3 ans.

Ces ruptures sont principalement dues à une démission (dans 16 % des cas), et à la fin de la période d’essai (12,7 %).

 

Certains secteurs connaissent une forte proportion de CDI de moins d’un an. C’est le cas notamment de l’ « hébergement et la restauration » dont 58,6 % des CDI signés sont rompus avant un an, des « activités spécialisées, scientifiques et techniques » (50 %) et des « activités de services administratifs et de soutien » (41%). Cela peut s’expliquer par les singularités de ces secteurs qui ont un taux d’entrée en CDI plus élevé que la moyenne et qui se caractérisent par un turn-over important.

 

 Certaines catégories de salariés sont également plus sujettes à des CDI de moins d’un an.

C’est le cas des jeunes de 15 à 24 ans dont 45 % des nouveaux CDI durent moins d’un an. C’est 10 points de plus que les autres classes d’âge selon l’enquête.

Enfin, il ressort de l’étude de la DARES que la majorité des CDI des employés peu qualifiés est résiliée en moins d’un an. Ainsi, le taux de CDI conclu en 2011 et ayant une durée inférieure à 1 an n’est que de 19,3 % chez les cadres  et 29,6 % chez les professions intermédiaires alors qu’il atteint 51,9 % pour un employé peu qualifié.

 

Cette étude démontre donc que le CDI, qui reste la forme largement dominante de la relation de travail, n’est pas toujours signe de stabilité. Si plus d’un tiers des CDI sont rompus avant un an, près de 20 % ne dépassent même pas les 3 mois.

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Encore plus de ruptures conventionnelles en 2014

Selon des données du ministère du Travail, le nombre de ruptures conventionnelles a augmenté en 2014 de 6,1 % par rapport à 2013.

Sur l’année civile 2014, 333.596 ruptures conventionnelles ont été signées et enregistrées par l’administration, pour un total de 360.975 demandes.

C’est donc en moyenne 27.800 ruptures conventionnelles qui sont signées chaque mois.

Depuis l’entrée en vigueur du dispositif en août 2008, 1,72 millions de ruptures conventionnelles ont été homologuées.