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Etude Apec : De l’offre au recrutement – profils cadres recherchés et profils recrutés

Quels sont les profils de cadres recherchés par les entreprises et quels sont les profils des cadres finalement recrutés ? C’est à cette question qu’essaie de répondre l’Observatoire de l’emploi de l’Apec dans une étude intitulée De l’offre au recrutement, profils cadres recherchés et profils recrutés que vous pouvez retrouver dans son intégralité ici.

 

 Quels sont les profils des cadres recrutés en 2014 ? 

Les cadres ayant entre 1 et 10 ans d’expérience sont les plus recherchés et représentent 60 % des cadres recrutés dans l’année 2014. En effet, les jeunes cadres ayant entre 1 et 5 ans d’ancienneté représentent 34 % des recrutements et les cadres expérimentés (de 5 à 10 ans d’ancienneté), 26 % des recrutements.

FIGURE 1

Les jeunes diplômés ayant moins d’un an d’expérience ont représenté 16 % des recrutements.

Les cadres les plus expérimentés, c’est-à-dire ceux ayant plus de 10 ans d’expérience, représentent eux 26 % des recrutements.

 

La proportion de femmes dans les recrutements a progressé 

Il ressort de l’étude Apec que la part des femmes cotisant à l’Agirc est en progression, principalement chez les jeunes générations. En effet, 40 % des cotisants de moins de 35 ans à l’Agirc sont des femmes alors que celles de plus de 55 ans ne représentent que 32 % des cotisants Agirc.

La CFTC Cadres déplore cependant que seulement 33 % des cadres recrutés soient des femmes alors que les hommes représentent 67 % des recrutements. Dans certaines fonctions, la part des femmes dans les embauches de 2014 est surreprésentée, par exemple dans les secteurs ressources humaines (72 %), santé-social-culture (65 %), communication-création (58 %) et gestion-finance-administration (57 %). A l’inverse, la part des femmes dans le recrutement de certains secteurs est très réduit, notamment dans la production industrielle – travaux et chantiers (10 %) et l’informatique (14 %).

FIGURE 7

Au total, la part des femmes dans les recrutements a progressé de 3 points par rapport à 2013.

 

 Quelles sont les variables d’ajustement dans le recrutement d’un cadre ? 

Entre le profil recherché par l’entreprise déposant une annonce sur le site de l’Apec et le profil du cadre effectivement recruté, un ajustement est souvent opéré par les entreprises. En effet, le profil envisagé diffère fréquemment du profil de la personne recrutée, qu’il s’agisse de l’expérience souhaitée ou du diplôme (niveau et nature du diplôme).

Pour les recruteurs, le diplôme est un élément primordial dans le choix du recrutement et sur lequel il y a peu d’ajustement : dans 79 % des cas le candidat retenu avait un diplôme de nature équivalente à celui attendu. En revanche, le diplôme devient moins essentiel dans le choix d’un candidat ayant une grande expérience.

L’expérience reste donc la première variable d’ajustement nous dit l’étude Apec. En effet, dans près d’un recrutement sur deux, le candidat retenu n’avait pas l’expérience souhaitée. Cela est d’autant plus vrai lorsque le candidat est jeune : seuls 44 % des cadres jeunes diplômés ont l’expérience initialement souhaitée par l’entreprise, et 53 % des jeunes cadres (de 1 à 5 ans d’expérience).

tableau 2

 

Les ajustements sont plus fréquents dans le cas des CDD 

Le recrutement de cadres s’est fait, sur l’année 2014, dans 83 % des cas en CDI et en CDD dans 17 % des cas. Parmi ces 17 % de recrutement en CDD, 8 % sont des CDD préalables à l’embauche en CDI.

Le recrutement en CDI est donc très largement majoritaire, particulièrement dans le secteur commercial-marketing (91 % des embauches) mais n’atteint que 64 % dans les fonctions communication-création et seulement 60 % dans les fonctions ressources humaines.

Lorsqu’il s’agit de CDD ne débouchant pas sur un CDI, les recruteurs sont plus souples concernant l’expérience du candidat. En général utilisés pour combler un besoin de remplacement ou de surcroît d’activité, ces cadres recrutés en CDD ont néanmoins une expérience jugée suffisante pour s’adapter à leur poste.

Figure 11

 

 

 

 

 

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Retraites complémentaires : un accord de principe équilibré et juste socialement

Après la dernière séance de négociation du 16 octobre 2015, la CFTC a décidé de prendre toutes ses responsabilités et de signer l’accord sur les retraites complémentaires qui sera finalisé le 30 octobre prochain.

Pour la CFTC, cet accord a le mérite de préserver et de pérenniser notre système en économisant 6,1 milliards d’euros sur les 8,4 milliards escomptés. En outre, l’effort qui va être réalisé pour y parvenir est partagé entre les trois composantes du système (salariés, retraités et entreprise), condition intangible pour la CFTC depuis le commencement des négociations en février.

Par ailleurs, la CFTC a pris ces responsabilités dans cet accord parce qu’elle a obtenu qu’il soit juste socialement et prenne en compte la solidarité intrinsèque à notre système.

  • Les règles concernant les pensions de réversion sont maintenues en l’état actuel contrairement à la volonté du MEDEF de les amoindrir ;
  • Les abattements ou coefficients d’anticipation seront à 10% pendant trois ans (avec possibilité de revoir le mécanisme intégralement pour la troisième année) au lieu des 25% et 15% proposés par le MEDEF en début de journée ; En outre, si le salarié travaille 4 trimestres de plus, ces abattements seront intégralement effacés. Par ailleurs, les personnes exemptées de CSG (à 80% des femmes) ne se verront pas appliquer le dispositif, protégeant de fait les petites pensions de ces abattements. Au total 50% des personnes ne seront donc pas concernés par le dispositif (20% exemptés de CSG, 15% qui liquident à 67 ans, 11% au titre de la surcote du régime général, et 15% au titre de la faible allocation de retour à l’emploi).

→ Pour une retraite globale de 1700 euros avec 30% de retraite complémentaire cela fait 51 euros de moins par mois pour le salarié non cadre et 55 à 60 euros par mois pour le cadre.

  • Les bonifications seront quant à elles plus élevées : 10% pour 8 trimestres, puis 20% pour 12 trimestres et enfin 30% pour 16 trimestres travaillés en plus et elles s’appliqueront même en cas d’exemption des abattements.
  • Les droits des demandeurs d’emploi n’ont pas été restreints comme la CFTC le demandait depuis le commencement des négociations.

Cet accord démontre, pour la CFTC Cadres qui a participé activement aux séances de négociation, qu’il est possible de rééquilibrer les comptes en trouvant un accord juste et solidaire, et démontrant l’efficacité du dialogue social et du paritarisme dans notre pays.

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Journal Cadres CFTC n°142 – 3ème trimestre 2015

3. Edito

4. Mon entreprise déménage : que faire et comment le faire ?

6. Nos Quartiers ont des Talents

9. DOSSIER : le forfait-jours

16. Etude APEC : quelle évolution pour la rémunération des cadres ?

18. Inaptitude du salarié

20. Généralisation de la complémentaire santé : ça change quoi ?

22. Actualité : LAUDATO SI’ : l’encyclopédie du Pape vers un nouveau contrat socio-culturel

23. Culture : Il faut sauver le droit du travail ! de Pascal Lokiec

 

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Le travail du dimanche en 2014

Dans une étude publiée le 22 octobre dernier (que vous pouvez retrouver en intégralité ici – DARES, Analyses n°078, octobre 2015), la DARES s’intéresse au travail du dimanche en 2014. 

Ils étaient 4,2 millions de salariés, soit 18 % d’entre eux, à avoir travaillé au moins un dimanche sur une période d’observation de quatre semaines et 38 % des non-salariés (1,1 millions de personnes). 

Parmi les salariés ayant travaillé au moins un dimanche sur une période de quatre semaines, 24 % sont des employés, 18 % des cadres ou des professions intermédiaires et 12 % sont des ouvriers.  

 

Des secteurs particulièrement exposés

 

Certains secteurs ou sont plus exposés au travail du dimanche. C’est le cas par exemple du secteur de la sécurité des biens et des personnes dont 54 % des salariés sont concernés par le travail du dimanche. Dans le domaine de la santé et du médico-social où la permanence du service est essentiel, ils sont 45 % à avoir travaillé au moins un dimanche par mois.

 

L’étude révèle également que les salariés participant « à la continuité de la vie sociale » ont pour un tiers d’entre eux, travaillé au moins un dimanche dans le mois. Cela concerne en moyenne 32 % des salariés de l’hôtellerie-restauration, des transports, des commerces, des activités culturelles ou de loisirs. Le commerce, particulièrement alimentaire, est également un secteur où l’on travaille régulièrement le dimanche avec par exemple les boulangers, qui sont 48 % à avoir travaillé au moins deux dimanche par mois, ou les employés de commerces de fleurs qui sont 39 % à avoir travaillé un dimanche dans le mois.

tableau 2 DARES

 

Le cas des cadres et des enseignants

 

Concernant les cadres et les enseignants, leur charge de travail importante et l’autonomie dont ils bénéficient dans leur organisation font qu’ils sont nombreux à rapporter du travail à domicile. Les cadres sont d’ailleurs les plus nombreux à travailler à domicile nous apprend l’enquête de la DARES. Alors que 9 % des cadres travaillent un seul dimanche au cours du moins, ils ne sont que 7 % pour les employés et 4 % pour les ouvriers. Enfin, 57 % des salariés qui travaillent à domicile le dimanche sont des cadres.

 

Les enseignants sont eux particulièrement touchés par le travail dominical et 40 % d’entre eux ont travaillé au moins un dimanche au cours des quatre dernières semaines. Ce taux atteint 50 % chez les professeurs du secondaire, dont 34 % déclarent travailler au moins deux dimanches par mois.

 

Les jeunes et les femmes sont plus concernés

 

La moyenne d’âge des salariés ayant travaillé au moins deux dimanches dans le mois est un plus jeune que celle de la moyenne des salariés (22 % ont moins de 30 ans contre 19 % pour l’ensemble des salariés).

 

De plus, les femmes sont plus représentées : 55 % des salariés qui ont travaillé au moins deux dimanches dans le mois sont des femmes. En effet, les secteurs les plus concernés par le travail dominical sont assez féminisés (hormis la sécurité des biens et des personnes) : les services de santé et médicaux sociaux regroupent 85 % de femmes et les enseignants en comptent 64 %.

 

Le travail du dimanche est souvent accompagné d’autres contraintes

 

L’enquête de la DARES montre que les salariés soumis au travail dominical subissent également plus fréquemment des horaires atypiques : 91,4 % des salariés ayant travaillé au moins deux dimanches dans le mois ont travaillé au moins deux samedis dans le mois alors qu’ils ne sont qu’environs 25 % chez l’ensemble des salariés.

 

Les travailleurs dominicaux sont également plus souvent soumis à des horaires de soirée (20h – minuit) ou de nuit (minuit – 5 heures), voire à des horaires variables ou des horaires quotidiens alternants.

 

Source : Insee, Enqueête emploi 2014 ; calculs Dares.

Source : Insee, Enquête emploi 2014 ; calculs Dares.

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Limitation de l’indemnité pour violation du statut protecteur du représentant du personnel

Dans un arrêt récent, la Cour de cassation rappelle, à l’occasion d’une affaire concernant le licenciement d’une élue – déléguée du personnel – que la violation du statut protecteur d’un représentant du personnel lui donne droit à une indemnité égale à la rémunération qu’il aurait perçu depuis son éviction jusqu’à l’expiration de la période de protection, dans la limite de deux ans, durée minimale légale de son mandat, augmenté de six mois.

Dès lors qu’un salarié protégé est licencié sans autorisation de l’inspecteur du travail, il est en droit de demander sa réintégration dans son précédent emploi ou dans un emploi équivalent puisque son licenciement est nul. Cependant, le salarié peut très bien refuser la réintégration proposée par le juge. Il a alors droit à une indemnité pour violation de son statut protecteur. Cette indemnité est normalement égale à la rémunération qu’il aurait perçue entre la rupture du contrat et le terme de la période de protection, mais la Cour de cassation, depuis un arrêt du 15 avril 2015 (Soc. n° 13-24.182)  y apporte une limite.

Ainsi, peu importe que ladite déléguée du personnel devait bénéficier du statut protecteur pendant quatre ans et six mois à compte de son élection, la Cour de cassation limite l’indemnité pour violation du statut protecteur à 30 mois de salaire (2 ans plus 6 mois de protection auxquels le salarié a droit à la fin de son mandat).

 Cass. Soc. 30 septembre 2015 n° 14-13.942

 Vous pouvez consulter l’arrêt dans son intégralité, à cette adresse.

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Augmentation du chômage : les chiffres du mois d’août publiés

La DARES (direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques) et Pôle emploi ont publié les statistiques relatives aux demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi et aux offres collectées par Pôle emploi fin août 2015.

Fin août en France métropolitaine, le nombre de demandeurs d’emploi tenus de rechercher un emploi et sans activité (catégorie A) s’élève à 3.571.600. Cela constitue une augmentation de 0,6 % sur un mois (+ 20.000 personnes et de + 4,6 % sur un an.

Pour la catégorie B (demandeurs d’emploi tenus de rechercher un emploi et ayant exercé une activité réduite dans le mois) le nombre de demandeurs d’emploi est de 708.500, soit une baisse de 0,2 % sur un mois mais une hausse de + 6 % sur l’année.

La catégorie C, qui regroupe les demandeurs d’emploi tenus de rechercher un emploi et ayant exercé une activité de plus de 75 heures au cours du mois, compte 1.140.800 chômeurs.

Au total, le nombre de demandeurs d’emploi s’élève à 5.726.300 pour les catégories A, B et C.

 

Vous pouvez consulter l’ensemble des données statistiques ici.