chiffres

Quelles sont les principales barrières à l’embauche ?

Dans une note sur la conjoncture française, l’INSEE s’est intéressée aux barrières à l’embauche ressenties par les entreprises. La moitié des entreprises se dit confrontée à des barrières au moment d’embaucher des travailleurs en CDI ou CDD de longue durée. Un tiers n’en rencontre pas et les autres ne se sentent pas concernés (probablement parce qu’elles n’ont pas recruté).

Une hausse des difficultés de recrutement depuis 2016

Si depuis 2016 l’INSEE assiste à une solide reprise de l’emploi dans les secteurs marchands non agricoles, elle constate également une légère augmentation des difficultés rencontrées par les entreprises pour recruter du personnel.

A titre d’exemple, en 2017, 31 % des entreprises de l’industrie, des services et du bâtiment déclarent rencontrer des difficultés de recrutement contre 26 % en 2016.

Dans les entreprises de services, le constat est le même avec des difficultés pour 27 % des entreprises du secteur en 2017 contre seulement 21 % en 2016.

Dans le bâtiment, 51 % des entreprises déclarent rencontrer des difficultés à recruter contre 41 % en 2016.

Une entreprise sur deux signale des freins à l’embauche

Selon l’INSEE, 47 % des entreprises de l’industrie, des services et du BTP rencontrent des barrières qui les empêchent d’embaucher davantage de travailleurs en CDI ou en CDD de longue durée.

Dans le seul secteur du BTP, cette proportion atteint 73 %, contre 52 % dans l’industrie et 43 % dans les services.

tableau 1

Les principales raison avancées dans les difficultés à embaucher

 

L’incertitude sur la situation économique

28 % des entreprises interrogées citent l’incertitude liée à la situation économique comme principale barrière à l’embauche. Dans le bâtiment, c’est même le cas pour 54 % des entreprises.

L’indisponibilité de main d’œuvre compétente

Pour 27 % des entreprises interrogées par l’INSEE, l’indisponibilité d’une main d’œuvre compétente constitue la barrière principale à l’embauche de nouveaux travailleurs. Cette raison est avancée par 41 % des entreprises du BTP, 29 % des entreprises de l’industrie et 24 % pour celles des services.

Le coût du travail et sa législation

Parmi les barrières liées au coût du travail, la plus importante et la plus citée est le niveau des cotisations sociales (18%), puis vient le niveau élevé des salaires pour 7% des entreprises interrogées.

Concernant les freins à l’embauche liés à la législation du travail, les risques juridiques entourant licenciement sont signalés par 14 % des entreprises alors que le coût en lui-même du licenciement n’est cité que par 10 % des entreprises.

Tableau 2

journal

Journal Cadres CFTC n°149 – 2ème trimestre 2017

3. Edito

4. Intelligence artificielle
6. Les Fonctionnaires
7. Agenda
8. Retour sur la formation : les enjeux de la protection sociale
10. Représentativité cadre
11. Prud’hommes
12. Convention du Portage salarial
14. Assurance chômage
17. Le Burn Out
20. Complémentaire Santé
22. Tribune Libre par Bernard Ibal
23. L’activité de la CFTC Cadres en BD
24. Inscription Dîner débat

 

apec

Etude APEC : la bonne santé du marché de l’emploi cadre

Dans l’une de ses dernières études, l’APEC s’intéresse au marché de l’emploi cadre. Selon son directeur général, Jean-Marie Marx, près de 6 entreprises sur 10 ont recruté au moins un cadre au cours du 1er trimestre 2017, un des niveaux les plus élevés depuis la création de notre baromètre trimestriel. Aussi, les entreprises sont plus nombreuses qu’il y a un an à être certaines de recruter au prochain trimestre. Ces bons résultats sont en phase avec la tendance haussière des recrutements annoncée dans nos prévisions pour 2017. Notons toutefois que davantage de recruteurs pourraient rencontrer des difficultés pour trouver certains profils de cadres.

La CFTC Cadres vous propose un récapitulatif des éléments clefs de cette étude.

 

Un contexte économique favorable et des résultats encourageants 

D’un point de vue économique, plusieurs facteurs sont encourageants. La croissance, par exemple, a connu une accélération au quatrième trimestre 2016 pour atteindre + 0,4 %, poussée par une demande intérieure des entreprises soutenue et par une hausse de la demande extérieure (+ 1,3 % grâce à la reprise des exportations dans toute la zone euro).

L’INSEE prévoit en 2017 une croissance du PIB en France de + 0,3 % au premier trimestre et de + 0,5 % au deuxième.

Le moral des entreprises est globalement bon 

Les entreprises qui jugent que leur environnement économique s’est amélioré par rapport à l’année dernière est en hausse de 5 points comparée à 2016. Celles qui jugent que leur environnement s’est dégradé sont moins nombreuses (- 2 points).

L’étude APEC révèle en revanche des disparités selon les secteurs. Parmi ceux où le moral des entreprises est bon, se trouvent les activités informatiques, la construction, le conseil et les services aux entreprises. A l’inverse, dans les secteurs du médico-social, de l’ingénierie R&D, et du commerce/transport le moral des entreprises est en berne.

Des recrutements en hausse

59 % des entreprises de plus de 100 salariés interrogées ont recruté au moins un cadre au cours du premier trimestre 2017 soit 4 points de plus que l’année précédente. C’est, selon l’APEC, un des niveaux de recrutement les plus élevé depuis la création du baromètre trimestriel. Depuis 4 semestres le taux d’entreprises déclarant avoir recruté un cadre au cours du semestre est au moins égal à 57 %.

Des prévisions de recrutement en hausse

Concernant les prévisions de recrutement, ils sont également en hausse puisque 55 % des entreprises interrogées prévoient de recruter au moins un cadre au prochain trimestre. Surtout, parmi elles, 73 % sont certaines d’embaucher contre 68 % il y a un an.

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Vous pouvez retrouver l’intégralité de l’étude directement sur le site de l’APEC et par exemple retrouver, par secteur, les tendances du recrutement de cadres.