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Quelles sont les qualités et compétences nécessaires pour être cadre ?

Dans son étude n° 2016-05 sur la conjoncture et les stratégies professionnelles des cadres, l’APEC interroge environ 1.000 cadres sur leur perception de la situation économique et sur leurs stratégies professionnelles personnelles mais également sur ce qui, à leur avis, sont les qualités et compétences nécessaires pour être cadre.

Il ressort des réponses données par l’échantillon interrogé qu’être cadre nécessite plus que jamais de savoir analyser, décider et prendre ses responsabilités.

 

FIGURE 10

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Etude Apec : 1 cadre sur 5 est embauché dans le secteur informatique

Dans sa dernière étude, l’Apec s’intéresse au marché de l’emploi cadre dans les activités informatiques. Ce secteur est en effet particulièrement dynamique concernant l’emploi des cadres.

 

  • Un secteur qui recrute beaucoup de cadres

Les entreprises du secteur informatique, interrogées par l’Apec en 2015, prévoient d’embaucher pour 2016 jusqu’à 42.000 cadres. Elles constituent ainsi selon l’Apec les premières recruteuses de cadres en concentrant 1 recrutement de cadre sur 5.

figure 1

Par rapport à l’année 2015 où 37.000 cadres avaient été embauchés dans le secteur, le recrutement est en hausse de + 8 %, ce qui constitue le niveau de recrutement le plus élevé depuis 2008 toujours selon l’Apec.

  • Un secteur dont la confiance est élevée

Lorsqu’elles ont été interrogées fin 2015, les entreprises du secteur informatique se sont montrées particulièrement optimistes et confiantes quant à leur capacité à augmenter leurs effectifs.

35 % des entreprises du secteur informatique prévoient d’accroître leurs effectifs de cadres alors que dans les autres secteurs, cette proportion n’atteint que 8 %.

Cette confiance ne concerne d’ailleurs pas que les cadres et c’est tous les salariés du secteur informatique qui en profitent puisque selon l’Apec, 43 % des entreprises du secteur envisagent une augmentation d’effectif contre seulement 16 % pour l’ensemble des secteurs d’activités.

tableau 1

  • La majorité des emplois cadres sont créés dans le secteur informatique

Le secteur informatique est le premier secteur créateur d’emplois cadres avec 6.650 nouveaux postes cadres en 2015 (mais avec une baisse par rapport à 2014 où 9.380 postes avaient été créés).

Cela représente ¼ des créations d’emplois cadres.

  • Un recrutement majoritairement de jeunes cadres

Déjà en 2016, le recrutement de cadres dans le secteur informatique concernait pour 64 % d’entre eux des jeunes cadres débutants (ayant moins d’un an d’expérience) ou des cadres peu expérimentés.

Dans l’ensemble des autres secteurs, cette proportion n’est que de 50 %, ce qui montre bien l’appétence du secteur pour le recrutement de jeunes cadres.

tableau 4

Pour l’Apec, le recrutement de cadres en 2016 dans le secteur informatique devrait continuer de privilégier les jeunes cadres et même concerner un tiers de l’ensemble des embauches prévues de débutants sur des postes cadres.

Consultez l’intégralité de l’étude, directement sur le site de l’Apec.

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L’état du dialogue social en France

 

Les groupes de protection sociale Humanis et Apicil ont présenté le mardi 15 mars au CESE le premier rapport annuel sur l’état du dialogue social en France.

Vous pouvez retrouver l’intégralité du rapport directement sur le site d’humanis. La CFTC Cadres vous propose les grandes lignes du rapport.

Un dialogue social dynamique

Il ressort des chiffres du rapport que le dialogue social en France est plutôt dynamique et constructif. On totalise 951 accords de branche et 36.500 accords d’entreprise.

Les accords sur l’égalité professionnelle hommes femmes sont en hausse de + 10 %, tout comme les accords sur la protection sociale (+ 14 %). En revanche, le contexte économique difficile explique probablement la baisse (- 10 %) des accords sur les salaires.

Le dialogue social est en majorité bien perçu : 63 % des salariés le jugent positivement.

Les fruits du DS

 

 

dialogue social et climat social

 

Un dialogue social moins conflictuel

La baisse du nombre de conflits et de mouvements sociaux permet de considérer que le dialogue social est aujourd’hui moins conflictuel. En effet, seuls 1,2 % des entreprises ont connu une grève en 2013, avec de très fortes disparités selon la taille de l’entreprise : ce taux n’est que de 0.2 % dans les entreprises de 10 à 49 salariés alors qu’il atteint 29 % dans les entreprises employant au moins 500 salariés.

Cependant, le rapport fait remarquer que si ces conflits sociaux sont moins nombreux, ils sont aussi plus longs, plus suivis et se concentrent majoritairement autour des question d’emploi et de rémunération.

 

Baisse du nombre d’accords d’entreprise

36.500 accords d’entreprise ont été signés en 2014, soit 9 % de moins qu’en 2013. Si les accords relatifs aux salaries arrivaient en tête en 2013, ils sont en baisse de 3 % en 2014. Les accords ayant trait au temps de travail (- 5 %), à l’emploi (- 30 %) et à l’égalité professionnelle (- 17 %) sont également en baisse.

A l’inverse, les accords collectifs d’entreprise concernant la protection sociale complémentaire sont en forte augmentation (3.261 accords, soit une hausse de + 40 %) tout comme les accords relatifs au droit syndical, aux institutions représentatives du personnel et à l’expression des salariés (+ 20 %).

principaux themes

 

Le taux de signature des accords par syndicats

Le rapport présenté par Apicil et Humanis s’intéresse également aux taux de signature des accords collectifs d’entreprise et en fait un indicateur de la dynamique du dialogue social formel (c’est-à-dire institutionnalisé par la négociation).

Concernant les accords de branche, le taux de signature est très proche de 75 % pour tous les syndicats, sauf pour la CGT qui n’a signé que 30,2 % des accords de branche en 2014). La CFTC et la CGC sont par exemple signataires de 72,7 %  des accords de branche, la CFDT de 85 % et FO de 71 %.

Concernant les accords d’entreprise, la propension des syndicats représentatifs à les ratifier est plus élevée. La CGT par exemple qui est très réfractaire à signer des accords de branches, est beaucoup plus présente sur le terrain des accords d’entreprise avec  84 % d’accords d’entreprise singés.

propention à signer des accords en 2014

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La moitié des femmes cadres travaille pendant son congé maternité

A l’occasion de la journée internationale du droit des femmes, Cadréo, le service emploi & carrière pour dirigeants et cadres expérimentés a publié une enquête sur les femmes cadres qui s’intéresse à la conciliation vie privée et vie professionnelle suite à l’arrivée d’un enfant et sur les couples de cadres. Vous pouvez consulter l’enquête dans son intégralité directement sur le site de cadreo.

La grossesse bouleverse le cours d’une carrière pour 47 % des femmes cadres

La maternité est largement citée chez les femmes à qui l’on demande quels évènements bouleversent le plus leur carrière, loin devant le changement de poste choisi (18 %) ou le changement de poste subi (16%). A l’inverse, les hommes ne sont que 25 % à répondre que le fait d’avoir un enfant a bouleversé leur carrière, et privilégient dans leur réponse le changement de poste subi (32 %).

Enquête Cadreo réalisée auprès d'un échantillon de 1432 cadres et dirigeants - 2016

Enquête Cadreo réalisée auprès d’un échantillon de 1432 cadres et dirigeants – 2016

 

1 femme cadres sur 2 continue de travailler pendant son congé maternité

Si la moitié des femmes pense qu’il est possible de concilier carrière professionnelle de cadre et maternité, la moitié avoue également avoir été obligée de travailler pendant leur congé maternité. L’enquête Cadreo nous apprend également que selon 70 % d’entre elles, leur grossesse a été bien accueillie par leur hiérarchie.

Le congé parental des pères très peu utilisé

En France, selon des données de l’OCDE, seuls 4 % des congés parentaux sont pris par des hommes.

71 % des cadres ont l’impression de sacrifier leur vie personnelle

Parmi les couples de cadres, 71 % affirement sacrifier « souvent » ou « parfois » leur vie personnelle au détriment de leur vie professionnelle. La plupart sacrifient leurs activités sportives ou de loisir (pour 56 % des cadres), mais aussi leur vie de famille (pour 36 % des cadres).

Enquête Cadreo réalisée auprès d’un échantillon de 1432 cadres et dirigeants – 2016

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Les qualités et compétences nécessaires pour un cadre

A l’occasion du baromètre de conjoncture et stratégies professionnelles des cadres, l’APEC a interrogé des cadres sur ce qui, selon eux, sont les qualités et compétences nécessaires pour être un cadre.

Il en ressort qu’être cadre nécessite plus que jamais de savoir analyser, décider et prendre ses responsabilités.

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L’APEC prévoit une reprise des recrutements de cadres en 2016

Selon l’APEC, l’année 2016 devrait être marquée par la reprise du marché de l’emploi cadre avec le recrutement de 182.000 à 200.000 cadres, soit une hausse de près de 10 % par rapport à l’année 2015 qui avait déjà connu une augmentation des recrutements de 7 % avec 181.800 embauches cadres.

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En 2015 déjà les recrutements de cadres étaient portés par quatre secteurs concentrant une embauches sur deux : les activités informatiques (+8 %), l’ingénierie-recherche & développement (+ 16%), les activités juridiques-comptables-conseil (+ 14%) et la banque et assurance (+ 11 %).

Le secteur des services constitue selon l’APEC la principale locomotive en matière d’emplois et devrait progresser d’encore 11 % grâce aux activités informatiques, télécoms, l’ingénierie la recherche et le développement… L’industrie est également en reprise et l’APEC table sur une croissance des embauches pouvant aller jusqu’à 9 %.

Ces recrutements devraient concerner principalement les cadres ayant entre 1 et 10 ans d’expérience, lesquels représentent en effet plus d’un recrutement sur deux. A l’inverse, les perspectives concernant les embauches de cadres ayant plus de 16 ans d’expérience sont négatives, l’APEC prévoyant une baisse dans leur recrutement en 2016.

Si toutes les régions devraient voir le taux d’embauche de cadres augmenter, l’Ile de France, l’Auvergne-Rhône-Alpes, PACAC et la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie vont concentrer environ 75 % des embauches.

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Le recrutement des cadres est reparti à la hausse en 2015

Le syndicat patronal Syntec Conseil en recrutement a très récemment présenté son enquête sur le marché de recrutement des cadres.

Il ressort de l’enquête que le marché des cadres a progressé d’environ 5 % en 2015, alors que les années 2012 et 2013 avaient été marquées par un net recul de respectivement – 14 % et – 16 % et que l’année 2014 n’a connu qu’un léger soubresaut (+ 0,6 %)

Le chiffre d’affaire des cabinets de recrutement membre de Syntec Conseil en recrutement est estimé à 205 millions d’euros pour l’année 2015, ce qui représente, selon l’AFP, près de la moitié du secteur.

La hausse de recrutements de cadres sur l’année 2015 s’est aussi accompagnée d’une hausse des rémunérations. Ainsi, il ressort de l’enquête que 37 % des salaires proposés aux cadres se situent sous le seuil de 50.000 € annuel (contre 45 % en 2012) et 40 % se situent entre 50.000 € et 80.000 € (contre seulement 18 % en 2012).

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Les services publics vus par les Français : l’emploi à la traîne dans l’opinion

La TNS Sofres a réalisé pour l’Institut Paul Delouvrier un sondage sur le ressenti des français à l’égard des services publics. Vous pouvez consulter le sondage dans son intégralité directement sur le site de la TNS Sofres.

Il ressort de ce sondage que pour 60 % des français, les pouvoirs publics doivent prioritairement porter leurs efforts sur l’emploi.

Le service public de l’emploi se distingue par une faible opinion favorable (11 % seulement) comparé à celle de la santé (58 %) ou de la sécurité (66 %). Par rapport à 2004, le taux d’opinion favorable au service public de l’emploi a donc baissé de 7 points quand l’ensemble de l’opinion générale sur les services publics s’est dégradée d’en moyenne 8 points.

Paradoxalement, le taux de satisfaction du service public de l’emploi atteint un meilleur score puisque 40 % des usagers s’en déclarent satisfaits (avec néanmoins une baisse de 11 points par rapport à 2004).

Le service public de la santé

Le service public de la santé bénéficie d’une bonne opinion de la part de la majorité des français (58 % d’opinion bonne ou plutôt bonne contre 39 % pour l’ensemble des services publics). Ses utilisateurs sont d’ailleurs 82 % à en être plutôt satisfaits ou très satisfaits (contre 67 % pour l’ensemble des services publics).

38 % des français citent le service public de la santé dans les 3 services publics les plus importants même si 51 % des sondés pensent que l’on pourrait réaliser des économiques dans le budget de ce service public sans pour autant diminuer la qualité du service.

Les priorités des sondés concernant le service public de la santé sont la qualité des soins reçus (31 %), la rapidité d’accès aux examens (19 %) et la gratuité des soins pour tous (13 %).

 

La sécurité sociale

 La sécurité sociale bénéficie également d’une opinion plutôt favorable puisque 47 % des sondés ont une très bonne opinion ou une opinion plutôt bonne de l’action de l’Etat dans le domaine de la sécurité sociale (contre 39 % pour l’ensemble des services publics).

Le taux de satisfaction est également assez haut : 75 % des sondés se déclarent plutôt satisfaits ou très satisfaits de l’action de la sécurité sociale (contre 67 % pour l’ensemble des services publics).

Il est intéressant de noter que le taux de satisfaction augmente avec l’âge : si seulement 58 % des 18-24 ans se déclarent satisfaits de la sécurité sociale, ils sont plus de 84 % chez les personnes de plus de 65 ans.

19 % des personnes interrogées citent la sécurité sociale parmi les 3 services publics les plus importants même si pour 76 % d’entre eux des économies pourraient être réalisées par la sécurité sociale.

L’emploi et la lutte contre le chômage

Il s’agit du service public ayant l’opinion la plus défavorable.

En effet, seules 11 % des personnes interrogées déclarent avoir un opinion plutôt bonne ou très bonne du service public de l’emploi et de l’action de l’Etat dans la lutte contre le chômage (contre 39 % pour l’ensemble des services publics).

Le taux de satisfaction est meilleur, mais reste largement sous la moyenne puisqu’il n’atteint que 40 % de personnes plutôt satisfaites ou très satisfaites (contre 67 % pour l’ensemble des services publics).

L’importance du service public de l’emploi est largement reconnu puisque 60 % des personnes sondées le place dans les trois services publics les plus important, et il est même le plus important pour 35 % d’entre eux.  Pour autant, 65 % considèrent que le service public de l’emploi pourrait réaliser des économiques importante sans diminuer la qualité du service.

Concernant les attentes prioritaires, elles concernent pour 11 % des sondés le montant des allocation, la qualité de l’information pour 12 % d’entre eux et enfin, des offres d’emploi adaptées sont la priorité pour 31 % des personnes interrogées.

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DARES Analyses : L’organisation du travail à l’épreuve des risques psychosociaux

Dans son étude n°004 de janvier 2016, la DARES s’intéresse à l’impact de l’organisation du travail sur les risques psychosociaux.

Les modes d’organisation du travail et de management ont beaucoup évolués, aboutissant à un accroissement des formes de travail flexible, une intensification et une complexification du travail ainsi qu’une gestion de plus en plus individuelle des ressources humaines. Selon l’étude de la DARES, ces changements ont contribué à l’émergence de risques psychosociaux en milieu professionnel.

 

Les fonctions d’exécutants sont plus concernées par la tension au travail let le manque de reconnaissance

Il ressort des travaux de la DARES que l’exposition au job strain, c’est-à-dire la tension au travail (combinaison d’une faible latitude décisionnelle et d’une forte demande psychologique), varie selon la catégorie socioprofessionnelle.

La tension au travail sera particulièrement forte dans les catégories socioprofessionnelles cumulant une forte demande psychologique avec une faible latitude décisionnelle : employés administratifs, ouvriers non qualifiés, employés de commerce et de service…

A l’opposé, certaines fonctions demandent de fortes exigences au travail mais bénéficient d’une plus grande marge de manœuvre : cadres, ingénieurs, et cadres techniques de l’industrie.

Le job strain concernerait particulièrement les employés de la banque et des assurances, les ouvriers non qualifiés de l’électricité et de l’électronique et ceux des industries de process.

Le manque de reconnaissance s’exprime par l’impression de ne pas recevoir le respect et le mérite dû par leur travail ou que le travail n’est pas apprécié à sa juste valeur. Les principaux métiers concernés selon l’étude de la DARES sont les ouvriers de la mécanique, de la sidérurgie, du cuir, du bois, des transports et du tourisme. Dans ces métiers, il n’est pas rare que les salariés considèrent qu’on « les traite injustement dans leur travail » ou que leurs perspectives de promotion sont faibles.

tableau 4

La fonction publique hospitalière, particulièrement visée

 La fonction publique hospitalière est, selon l’étude DARES, particulièrement touchée par les risques psychosociaux. Les agents ou salariés de cette fonction sont nombreux à déclarer être exposé au job strain, cela se matérialisant par le sentiment qu’on leur demande d’effectuer une quantité de travail excessive, notamment chez les aides-soignants et les infirmiers.

  

Des différences d’exposition selon le sexe

Les hommes et les femmes ne sont pas également exposés aux facteurs psychosociaux. Selon la DARES, en 2010, 26 % des femmes étaient dans une situation de job strain contre 21 % des hommes.

Les femmes déplorent principalement un manque d’autonomie ou de marges de manœuvres alors que les hommes déplorent particulièrement un manque d’estime pour leur travail. C’est notamment le cas des hommes affectés à des postes d’exécutants occupés majoritairement par des femmes : nettoyage, gardiennage, entretien ménager, secrétariat et accueil.

 

Des risques psychosociaux renforcés par certaines contraintes organisationnelles

Ce que la DARES appelle des « contraintes organisationnelles » peut fortement jouer sur la probabilité de se trouver dans une situation de tension au travail. Ces contraintes organisationnelles peuvent être le fait de travailler de nuit, de devoir souvent interrompre son travail, de ne pas avoir d’informations claires et suffisantes pour faire correctement son travail, de travailler au-delà des horaires officiels prévus sans compensation…  Ces contraintes organisationnelles ont en commun de renforcer l’exposition aux risques psychosociaux.

Le fait d’être en contact avec du public, de vive voix ou par téléphone est aussi une source de tension puisque 10 % des salariés qui y sont soumis déclarent vivre des tensions.

Ne pas être en mesure de faire correctement son travail est également un facteur de risques psychosociaux. Cela résulte alors d’une inadéquation entre les objectifs fixés aux salariés et les moyens effectifs dont ils disposent pour les atteindre. Ainsi, les salarié qui déclarent ne pas avoir assez de moyens matériels, d’informations, ou de coopération avec leurs collègues pour « faire correctement leur travail ont une plus forte probabilité d’être tendus.

Enfin, des « objectifs chiffrés précis à atteindre » participent, pour 34 % des salariés qui y sont soumis, à un risque plus élevé de tension et de manque de reconnaissance au travail, ce que la DARES explique probablement par la pression que les objectifs à atteindre font peser sur les salariés.

En revanche, l’entretien d’évaluation individuel et annuel des salariés est considéré comme un facteur protecteur du manque de reconnaissance, dès lors que ces entretiens reposent sur des critères « précis et mesurables ».

tableau 5

 

Un impact sur la santé évident

Lorsqu’ils sont exposés aux risques psychosociaux, les salariés perçoivent leur état de santé mentale ou physique comme étant « dégradée ». Les femmes sont d’ailleurs plus nombreuses à considérer que leur état de santé est altéré (20 % contre 16 % chez les hommes).

A titre d’exemple, le manque de reconnaissance du travail effectué multiplie, selon l’étude, par trois la probabilité de signaler un état de santé général moyen, mauvais ou très mauvais.

Cet impact sur la santé se répercute inévitablement sur les arrêts de travail pour maladie. Il résulte en effet de l’étude menée par la DARES que « les salariés exposés aux facteurs psychosociaux déclarent plus souvent des absences pour maladie, et en nombre plus important ». Le risque de cumuler au moins trois arrêts de travail dans l’année est doublé pour les salariés qui subissent des tensions, et triplé (ou quadruplé pour les hommes) pour ceux qui déclarent manquer de reconnaissance.

 

tableau 8