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Etude APEC : la bonne santé du marché de l’emploi cadre

Dans l’une de ses dernières études, l’APEC s’intéresse au marché de l’emploi cadre. Selon son directeur général, Jean-Marie Marx, près de 6 entreprises sur 10 ont recruté au moins un cadre au cours du 1er trimestre 2017, un des niveaux les plus élevés depuis la création de notre baromètre trimestriel. Aussi, les entreprises sont plus nombreuses qu’il y a un an à être certaines de recruter au prochain trimestre. Ces bons résultats sont en phase avec la tendance haussière des recrutements annoncée dans nos prévisions pour 2017. Notons toutefois que davantage de recruteurs pourraient rencontrer des difficultés pour trouver certains profils de cadres.

La CFTC Cadres vous propose un récapitulatif des éléments clefs de cette étude.

 

Un contexte économique favorable et des résultats encourageants 

D’un point de vue économique, plusieurs facteurs sont encourageants. La croissance, par exemple, a connu une accélération au quatrième trimestre 2016 pour atteindre + 0,4 %, poussée par une demande intérieure des entreprises soutenue et par une hausse de la demande extérieure (+ 1,3 % grâce à la reprise des exportations dans toute la zone euro).

L’INSEE prévoit en 2017 une croissance du PIB en France de + 0,3 % au premier trimestre et de + 0,5 % au deuxième.

Le moral des entreprises est globalement bon 

Les entreprises qui jugent que leur environnement économique s’est amélioré par rapport à l’année dernière est en hausse de 5 points comparée à 2016. Celles qui jugent que leur environnement s’est dégradé sont moins nombreuses (- 2 points).

L’étude APEC révèle en revanche des disparités selon les secteurs. Parmi ceux où le moral des entreprises est bon, se trouvent les activités informatiques, la construction, le conseil et les services aux entreprises. A l’inverse, dans les secteurs du médico-social, de l’ingénierie R&D, et du commerce/transport le moral des entreprises est en berne.

Des recrutements en hausse

59 % des entreprises de plus de 100 salariés interrogées ont recruté au moins un cadre au cours du premier trimestre 2017 soit 4 points de plus que l’année précédente. C’est, selon l’APEC, un des niveaux de recrutement les plus élevé depuis la création du baromètre trimestriel. Depuis 4 semestres le taux d’entreprises déclarant avoir recruté un cadre au cours du semestre est au moins égal à 57 %.

Des prévisions de recrutement en hausse

Concernant les prévisions de recrutement, ils sont également en hausse puisque 55 % des entreprises interrogées prévoient de recruter au moins un cadre au prochain trimestre. Surtout, parmi elles, 73 % sont certaines d’embaucher contre 68 % il y a un an.

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Vous pouvez retrouver l’intégralité de l’étude directement sur le site de l’APEC et par exemple retrouver, par secteur, les tendances du recrutement de cadres.

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Dîner-Débat : l’Usine du Futur – 29 juin 2017 à Paris

La CFTC Cadres accompagnée de l’URIF et de l’UD de Paris, organise un Dîner-débat le jeudi 29 juin 2017 à 19h30 aux Salons du Relais à la Gare de l’Est.

Le thème de cette soirée est « Usine du Futur et Dialogue Social ».
Si vous êtes intéressé pour participer à ce dîner-débat, merci de retourner à l’URIF la fiche d’inscription (accessible ci-dessous), accompagnée de votre règlement par chèque.

 

 

 

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Salon Préventica, Santé et Sécurité au Travail, les 20, 21 et 22 juin

 

La CFTC Cadres vous invite à participer au prochain salon Préventica, relatif à la santé et à la sécurité au travail qui se tiendra Porte de Versailles les 20, 21 et 22 juin prochain. 

Le Congrès/Salon Préventica Santé et Sécurité au travail présentera les derniers équipements et les meilleures solutions pour préserver la santé et la sécurité au travail, améliorer les conditions de vie et tendre à une meilleure qualité de vie au travail.

Pour vous-y inscrire, complétez le formulaire d’inscription ici.

Le Congrès/Salon Préventica Santé et Sécurité au travail en chiffres

  • 3 jours pour s’informer, se former, rencontrer de nombreux experts et bénéficier d’opportunités d’affaires en un lieu unique.
  • 9000 visiteurs  issus de tous les secteurs d’activité : BTP, Industrie, Santé, Grande Distribution, Tertiaire, Administration, Collectivités territoriales…
  • 380 exposants venus de France et d’Europe pour proposer des stands axés sur la Santé et la Sécurité au travail et offrir aux visiteurs plus de 9000m² d’expositions et de démonstrations.
  • 140 conférences et ateliers solutions animées par près de 200 intervenants. 3500 congressistes sont attendus pour connaître l’actualité de la prévention dans tous les secteurs d’activité.

Les thèmes de la Santé/Sécurité et de la qualité de vie au travail

SANTÉ/SÉCURITÉ AU TRAVAIL

  • PRÉVENTION DES RPS
  • PÉNIBILITÉ / TMS
  • AMÉNAGEMENT DES ESPACES DE TRAVAIL
  • ACCESSIBILITÉ
  • CONSEIL / FORMATION
  • GESTION DES PRODUITS DANGEREUX
  • MAINTENANCE / TRAVAUX EN HAUTEUR
  • HYGIÈNE DU PERSONNEL
  • SOLUTIONS DE MANUTENTION
  • SÉCURITÉ INCENDIE / SÛRETÉ
  • ÉQUIPEMENTS DE PROTECTION
  • RISQUE ROUTIER
  • SOLUTIONS AMIANTE
  • AMENAGEMENTS DE VÉHICULES UTILITAIRES
  • RISQUES CHIMIQUES
  • MAINTENANCE / TRAVAUX EN HAUTEUR
  • SÉCURITÉ ELECTRIQUE

BIEN-ÊTRE/QUALITÉ DE VIE AU TRAVAIL

  • MANAGEMENT SST/QVT
  • GESTION DU STRESS/ PRÉVENTION DES RPS
  • ACTIVITÉS PHYSIQUES ET SPORTIVES
  • PRÉVENTION DES ADDICTOLOGIES
  • ACCESSIBILITÉ
  • AMMA ASSIS/OSTÉOPATHIE/KINÉSITHÉRAPIE
  • MUTUELLES/ COMPLÉMENTAIRES SANTÉ
  • ERGONOMIE DES ESPACES DE TRAVAIL
  • COACHING/SOMMEIL/ALIMENTATION

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Revalorisation des prestations familiales

Les prestations familiales ont été revalorisées de 0,3 % au 1er avril 2017.

Ces prestations concernent presque 12 millions de foyers en France.

Consultez le communiqué de presse de la Caisse Nationale des Allocations Familiales et l’ensemble des nouveaux montants des prestations familiales ici.

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La CFTC conforte son ancrage dans le paysage syndical français

LA CFTC CONFORTE SON ANCRAGE DANS LE PAYSAGE SYNDICAL FRANCAIS  

Le Haut Conseil du Dialogue social s’est réuni ce matin pour annoncer l’audience de chaque syndicat au niveau national et par branche à partir des résultats des élections professionnelles. La CFTC remercie l’ensemble des salariés qui lui ont accordé leur confiance durant toute l’étendue de ce 2nd cycle de 2013 à 2016. Elle remercie également ses militants qui chaque jour portent les valeurs de la CFTC.

Avec une audience nationale de 9,49%, la CFTC progresse par rapport au premier cycle (2009 -2012). Elle prouve ainsi que son ancrage dans le paysage syndical français est solide. Avec une voix plus déterminante que jamais, elle continuera donc à peser, durant les quatre prochaines années, dans toutes les négociations interprofessionnelles.     

Cette force d’action que les salariés lui ont accordée par leurs votes, la CFTC continuera à l’employer à leur profit. Défendre tous les salariés, les demandeurs d’emplois et, plus largement, tous les actifs constituera son unique priorité. Elle poursuivra son effort pour accentuer la dynamique qui a conduit à cette progression et qui a permis dans de nombreuses branches d’obtenir une place prépondérante.

La légitimité de la CFTC repose aussi sur son histoire, sur les avancées sociales auxquelles elle a contribué et sur sa conception singulière d’un syndicalisme fondé depuis près de 100 ans sur des valeurs de dignité et de respect de la personne humaine.

Dans le contexte actuel de chômage persistant, de questionnements autour de l’avenir du travail, de son statut, de ses protections, les salariés ont besoin d’une organisation constructive et déterminée. La CFTC, toujours en phase avec son époque continuera à tenir ce rôle, à agir pour le bien des travailleurs et  de leurs familles.

 

Contact presse : 01 73 30 43 54 / 06 33 26 08 71 – presse@cftc.fr

 

Retrouvez les résultats et le communiqué de presse de la Direction Générale du Travail directement ici :  communique-de-presse-nouvelle-mesure-de-l_audience-syndicale 2017 (1)

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Etude APEC : la transformation du rôle des cadres

 

A l’occasion des 50 ans de l’Apec, son observatoire de l’emploi a publié une enquête sur la transformation du rôle des cadres en entreprise.

La transformation numérique

La révolution numérique impacte très largement les cadres. Selon l’étude Apec, 76 % des cadres déclarent que dans leur entreprise, la transformation numérique est soit déjà achevée, soit en cours.

Cette transformation numérique impacte notamment l’organisation du travail. Ainsi, l’organisation en mode projet et les méthodes de travail collaboratives et participatives sont de plus en plus utilisées : 62 % des cadres affirment en faire l’expérience. Les retours sont d’ailleurs positifs puisque 86 % des cadres ayant expérimenté l’organisation en mode projet en sont contents.

Globalement, cet impact du numérique est perçu positivement par les cadres (pour 87 % des cadres et pour 95 % des RH). Loin d’être inquiets, ces cadres perçoivent la transformation numérique comme une « promesse d’efficacité » et un « surcroît de liberté » par rapport aux habituelles contraintes du temps et du lieu de travail. Ces cadres peuvent, grâce aux nouveaux outils, se concentrer sur le travail à valeur ajoutée.

Des craintes sont toutefois ressenties par environs 13 % des cadres qui décrivent une déshumanisation des relations de travail, une inflation des processus et une injonction à l’immédiateté. L’étude Apec apporte des précisions intéressantes sur ces craintes et les lie aux rapports entretenus par ces cadres avec les outils numériques. Ainsi, on apprend qu’une bonne part (36 %) des cadres exprimant la crainte du numérique sont aussi ceux qui expriment le sentiment de ne pas être à l’aise avec ces nouveaux outils, preuve est ainsi faite de l’importance de la formation dans le domaine. L’accompagnement de ces cadres dans l’acquisition de compétences numériques est donc indispensable.

Le rôle des cadres

Quel est le rôle des cadres alors que les organisations du travail sont bouleversées par la transformation numérique ? C’est la question à laquelle tente de répondre l’étude Apec. Selon elle, encadrement, autonomie, expertise, organisation, mobilisation, transmission et prise de décision restent des marqueurs forts du rôle des cadres dans l’entreprise.

L’encadrement est ainsi un critère prépondérant (sans être suffisant) puisque 67 % des cadres déclarent à l’Apec avoir une fonction d’encadrement. Plus généralement, 8 cadres sur 10 déclarent avoir des missions d’encadrement. Une donnée importante que révèle l’Apec est que sur ces cadres assurant une fonction d’encadrement, seuls 22 % d’entre eux ont suivi une formation sur le management. C’est trop peu pour la CFTC Cadres et cela peut expliquer certaines dérives dans le management en France.

L’expertise, la prise de décision et son application sont également un rôle majeur pour 8 cadres sur 10.

Enfin, concernant les défis auxquels doivent faire face les cadres, ceux-ci mentionnent prioritairement la polyvalence et l’apprentissage de nouveaux équilibres. L’exigence d’adaptabilité est également largement citée.

L’employabilité des cadres

L’employabilité d’un cadre dépend de certains critères primordiaux : son expertise dans son domaine de compétence, la qualité de son réseau et son expérience d’encadrement. Pour plus de 8 cadres sur 10 ces compétences sont des atouts importants voire essentiels.

D’après l’étude Apec, et contrairement aux idées reçues, la valeur des diplômes et le fait de travail  dans un environnement de travail international ont moins de valeur pour l’employabilité des cadres et ont tendance à être « surestimées ».

Selon les cadres interrogés, plusieurs axes peuvent leur permettre de développer leur employabilité. Il s’agit par exemple d’un accompagnement au développement personnel, qui est sollicité par 45 % des cadres voulant améliorer leur employabilité. 39 % déclarent avoir besoin d’une formation en management et au moins 36 % d’un bilan de compétence. Les RH ont une autre lecture des besoins des cadres en termes d’employabilité puisqu’ils privilégient, pour 54 % d’entre eux, la formation en management, devant les informations sur les évolutions métier et sectorielles (33 %) et le développement personnel (30 %).

Afin de développer leur employabilité, très peu de cadres se tournent vers les RH (seulement 1/3) de leur entreprise. Les cadres privilégient les membres de leur réseau professionnel voir leur manager direct ou des organismes de services spécialisés dans l’emploi et la formation des cadres tel que l’Apec.

Enfin, l’étude Apec relève le paradoxe concernant l’employabilité des cadres : si les moins de 35 ans sont particulièrement confiants dans leur capacité à retrouver un emploi s’ils étaient amenés à quitter leur entreprise, 84 % des cadres de plus de 50 ans estiment qu’il sera difficile pour eux de retrouver un emploi convenable.

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Liberté religieuse et serment

Dans un arrêt rendu le 1er février dernier, la Cour de cassation déclare nul le licenciement d’une salariée de la RATP qui avait refusé de prêter serment selon la formule habituelle au motif que sa religion le lui interdisait.

Cette salariée aspirait à devenir agent de contrôle à la RATP, profession qui, comme d’autres (notaires, commissaires aux comptes…), requiert au préalable de prêter serment. L’obtention de l’assermentation, qui consiste à prester serment devant le Tribunal de Grande Instance (TGI), est en effet une condition contractuelle impérieuse et primordiale à son admission définitive dans le cadre permanent de la RATP.

Pour rappel, l’assermentation est une procédure judiciaire ayant pour effet de donner à certains fonctionnaires, agents des administrations et services publics, compétence pour dresser des procès-verbaux dans l’exercice de leur mission. Les agents de contrôle de la RATP doivent ainsi être assermentés pour être habilités à constater par procès-verbal l’ensemble des infractions à la police des chemins de fer, ainsi que les contraventions à certaines dispositions du code de la route.

La RATP étant une entreprise de service public, elle doit répondre au principe de neutralité. Le contrat de travail de la salariée prévoyait, parmi les obligations professionnelles, celle d’adopter, dans l’exercice de ses fonctions, un comportement et des attitudes visant au respect de la liberté et de la dignité de chacun. En outre, la salariée devait s’engager à proscrire toute attitude ou port de signe ostentatoire pouvant révéler une appartenance à une religion ou à une philosophie quelconque.

La salariée, lors de sa convocation pour prêter serment, avait refusé d’utiliser la formule d’usage « je jure de… » arguant que sa religion le lui interdisait. Elle avait alors proposé au tribunal de grande instance une formule différente mais tout aussi engageante et solennelle (« je m’engage… »), en accord avec sa religion (témoin de Jéhovah) qui lui interdisait de jurer. Pour autant, le Président du TGI écarte cette formule alternative et considère que la salariée a refusée de prêter serment. Prenant acte de la décision du tribunal de grande instance, la RATP a alors licencié pour faute grave la salariée car son refus de prêter serment devant le juge l’a privée de l’assermentation à l’obtention de laquelle était contractuellement subordonnée son admission dans le cadre permanent de la RATP. 

Pour la Cour de cassation, qui censure la décision des juges du fond, il s’agit d’un licenciement discriminatoire car fondé sur les convictions religieuses de la salariée. Elle rappelle dans ses visas, l’article 9 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme selon lequel, toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion, ce qui implique la liberté de manifester sa religion […] en public ou en privé [..]. L’article L. 1132-1 du Code du travail relatif à la prohibition de certaines discriminations (notamment les convictions religieuses) est également visé par la Cour de cassation.

De plus, la loi du 15 juillet 1845 sur la police des chemins de fer, et qui impose de prêter serment, ne fixe pas les termes exacts à employer lors de cette cérémonie. Par conséquent, les juges du quai de l’Horloge en déduisent que le serment des agents de surveillance peut être reçu selon les formes en usage dans leur religion. Il s’ensuit que la salariée n’avait commis aucune faute en proposant une telle formule et que le licenciement prononcé en raison des convictions religieuses de la salariée était nul. 

La formule d’usage « je le jure » n’étant imposée par aucun texte légal, la salariée ne pouvait se voir reprocher de faute alors qu’elle proposait une formule alternative. Du côté employeur, la sanction est sévère car il n’est pas à l’origine du refus de l’assermentation, lequel est indispensable à l’exercice des fonctions de la salariée et avait même reprogrammé la salariée à une autre cérémonie d’assermentation afin qu’elle puisse convaincre le juge de la validité de la formule qu’elle proposait.

Soc. 1er février 2017 n° 16-10459

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ANACT : 10 questions sur le télétravail

Selon un sondage réalisé par IPSOS et Revolution@Work en novembre 2016, 65 % des Français travaillant dans un bureau sont intéressés par le télétravail. Cette forme de travail est particulièrement répandue en Ile de France et chez les cadres (31 % des franciliens le pratiquent déjà et 41 % des cadres).

Les principaux avantages cités par les salariés concernant le télétravail sont :

  • La réduction du temps de déplacement
  • Le bien être (rythme de vie, flexibilité, équilibre vie privée et professionnelle…)
  • L’amélioration de la productivité

L’Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail (ANACT) vient de publier un document intitulé 10 QUESTIONS SUR LE TELETRAVAIL permettant de faire le point sur les aspects organisationnels du télétravail.

L’ANACT rappelle que l’organisation du travail « hors les murs » de l’entreprise [… ] nécessite de revisiter un bon nombre de paramètres de la relation de travail ordinaire : espaces, mesures du temps et de la charge de travail, modes d’action du management sur les collectifs de travail. 

Ce document aborde concrètement les questions qui se posent préalablement à la mise en œuvre d’un mécanisme de télétravail : cadre juridique, enjeux d’une mise en place collective, questions d’égalités professionnelle, les risques et opportunités de mettre en place un mécanisme de télétravail…

L’ANACT aborde également un point qui pourra intéresser les salariés représentants du personnel : la construction d’un projet de télétravail. Des clefs d’entrée sont ainsi données permettant de mieux cerner les différentes étapes de la mise en place du télétravail : de sa conception, son expérimentation à sa pérennisation.

Pour la CFTC Cadres, ce document est un outil indispensable à la mise en place de toute forme de télétravail afin comme le dit l’ANACT, que sa mise en place ne se fasse ni au détriment des conditions de travail, ni sans tenir compte de la nature de l’activité dans laquelle est engagée l’entreprise.

Vous pouvez retrouver l’intégralité de la publication directement sur le site de l’anact ou ici.

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Rupture conventionnelle : des précisions sur la preuve de l’entretien

Dans un arrêt rendu en décembre dernier, la Cour de cassation est revenue sur l’entretien qui précède la signature d’une rupture conventionnelle.

Dans cette affaire, un salarié contestait la validité de sa rupture conventionnelle : celle-ci faisait mention de la tenue de deux entretiens précédant la signature de la rupture, alors que selon le salarié il n’y en avait eu aucun. Le salarié a donc saisi la juridiction prud’homale d’une demande en nullité de la convention de rupture.

Pour les juges du fond, l’employeur ne produisant aucun élément matériellement vérifiable permettant d’attester la tenue de ces deux entretiens, la rupture conventionnelle était nulle.

Ce raisonnement est censuré par la Cour de cassation, qui rappelle les règles classiques concernant la charge de la preuve :

«  Si le défaut du ou des entretiens prévus par [l’article L. 1237-12 du Code du travail], relatif à la conclusion d’une convention de rupture, entraîne la nullité de la convention, c’est à celui qui invoque cette cause de nullité d’en établir l’existence » 

En effet, l’article 1315 du Code civil (d’ailleurs visé par la Cour de cassation) prévoit que « celui qui réclame l’exécution d’une obligation doit la prouver ».

La Cour de cassation, dans cet arrêt rappelle deux principes devant gouverner la rupture conventionnelle :

D’une part, elle rappelle que la tenue d’un entretien au cours duquel les parties conviennent du principe de la rupture conventionnelle est une condition substantielle puisqu’elle vise à garantir la liberté du consentement des parties. Son absence entraîne la nullité de la rupture. La rupture conventionnelle étant une rupture amiable, elle suppose une volonté commune, partagée entre l’employeur et le salarié, et qui suppose une rencontre, une discussion et donc un ou plusieurs entretiens. Cet ou ces entretiens sont d’autant plus importants que si le principe de la rupture doit être abordé, c’est également et surtout ses conditions (date de la rupture, montant de l’indemnité…) qui sont abordées lors du ou des entretiens.

D’autre part, la Cour de cassation précise que lorsqu’une des parties à la rupture conventionnelle conteste la tenue d’un ou des entretiens, c’est à celui qui invoque l’absence d’entretien de le prouver. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la charge de la preuve de l’entretien ne repose pas exclusivement sur l’employeur. De plus, le formulaire administratif servant de base à la rupture conventionnelle fait état de la tenue d’un ou plusieurs entretiens. Dès lors que le salarié signe ce document, l’entretien est présumé avoir eu lieu et c’est donc à la partie qui le conteste de renverser cette présomption.

La CFTC Cadres vous conseille par conséquent d’être vigilant lors de conclusion d’une rupture conventionnelle et de ne pas la signer si aucun entretien ne s’est tenu. Dans le cas où la rupture aurait déjà été signée, il est alors nécessaire de faire valoir son droit de rétractation, dans les 15 jours suivant la signature.

Soc. 1er décembre 2016 n° 15-21609