AGIRC

Créé par la convention collective nationale du 14 mars 1947 (signée par les organisations d’employeurs MEDEF et CGPME et les organisations syndicales de cadres UGICA-CFTC, CFDT Cadres, CFE-CGC, UCI-FO et UGICT-CGT) pour les cadres du secteur privé, le régime de retraite AGIRC a marqué fortement le développement d’une protection sociale complémentaire, née de la négociation contractuelle entre partenaires sociaux.

Tous les salariés du secteur privé qui exercent des fonctions de cadres cotisent auprès d’une caisse AGIRC. La retraite d’un cadre se compose de la retraite de base de sécurité sociale (CNAVTS) et de deux régimes complémentaires l’ARRCO (pour l’ensemble des salariés du secteur privé) et l’AGIRC (uniquement pour les cadres du secteur privé).

Les cotisations des entreprises et des salariés financent la retraite complémentaire de ceux qui sont déjà à la retraite. En contrepartie, les salariés obtiennent le droit d’avoir une retraite le moment venu. C’est le principe de la répartition. Pour que chacun bénéficie de cette solidarité entre générations et entre professions, cotiser est obligatoire et rapporte des points de retraite. Chaque compte de points individuels augmente ainsi en fonction du nombre de points obtenus pendant sa période d’activité.

Le régime AGIRC bénéficie d’une particularité : il assure à ses ressortissants l’octroi d’un minimum forfaitaire de points quelque soit le niveau de salaire.

Ce dispositif se nomme GMP – Garantie Minimale de Point – et s’adosse à une cotisation spécifique.

A gestion exclusivement paritaire, l’AGIRC illustre l’efficacité d’une gestion qui conjugue à la fois solidarité et responsabilité ainsi qu’une capacité d’adaptation et d’anticipation aux évolutions démographiques, économiques et sociales.

Les mesures que les partenaires sociaux ont prises depuis plus de 20 ans, les efforts répartis entre les entreprises, les salariés et les retraités portent aujourd’hui leurs fruits. Demain, d’autres mesures devront être arrêtées dans cet objectif d’équilibre et de solidarité, tant il est vrai que le pilotage d’un régime de retraite est affaire de remise en question et d’ajustements permanents (surtout dans la situation de crise économique actuelle).

Depuis 60 ans, l’AGIRC est en mouvement et évolue avec son temps. Depuis plusieurs années, elle mène, avec l’ARRCO, de grands chantiers de modernisation de son organisation, de ses outils notamment informatiques, dans l’objectif d’apporter, au meilleur coût, le service que les cadres sont en droit d’attendre de leur régime de retraite.

Les caisses de retraite du régime AGIRC participent activement à la gestion d’une action sociale au bénéfice des retraités et des cotisants. Celle ci peut être mise en place de manière directe (réservation de “lits” dans des maisons de retraite par exemple…) ou de manière coordonnée avec les autres régimes de retraites ou des organismes sociaux (action de maintien à domicile du retraité par exemple).

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